Instruments et voix sont plus détachés, il n’y a plus aucun halo autour, des instruments semblent jaillir du néant au début de certaines plages, cet effet est parfois surprenant de réalité. C’est ce qui saute aux oreilles à la première écoute. Le grave est très défini, gagnant en « vibration physique ». Moins d’harmoniques créés par résonnance de caisse, et plus de fondamentale. Certains sous-graves deviennent perçus « dans les tripes ». Du coup on distingue des notes dans ces fréquences infra basses ! Sur une intro de la chanteuse Bjork, par exemple, il y a deux notes graves que tout le monde a entendues. Et bien avec le TB 200, on s’aperçoit que la deuxième note grave est en fait elle-même constituée de deux notes distinctes, comme une étoile double qui n’apparait que vue au télescope. C’est comme si on gagnait une octave dans le grave en bande passante ! En même temps on enlève un voile devant la scène sonore, les cymbales prennent une sonorité douce et soyeuse, analogique … Dans toutes les petites « attaques » de la musique, la baguette qui tapote doucement le bord de la caisse claire, on ressent une énergie inhabituelle. Dans les tuttis d’orchestre à fort niveau, tous les instruments restent à leur place. On se prend à suivre tel ou tel, facile à distinguer des autres. Et c’est là qu’on redécouvre parfois un peu ses disques ! L’impression est bizarre, un peu comme si on jouait le disque que l‘on connait, mais remasterisé !! Le mot « ciselé » définirait bien l’écoute, avec une scène sonore élargie et profonde, des plans très étagés, de l’air, de l’espace et des détails, des détails … et des petits bruits insoupçonnés sur nos disques … C’est précis, rapide, analytique … et pourtant d’une grande douceur.